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lob ete 2020Avant cette pandémie, nous nous sommes habitués, pour la grande majorité d’entre nous, à ce que la médecine nous offre de suite un médicament pouvant traiter la maladie qui nous saisissait. Confrontés à un dysfonctionnement de notre corps, il nous semblait normal que le personnel soignant ait à sa disposition les moyens nous permettant de retrouver la santé. Les acquis médicaux nous paraissaient si solides que nous nous sentions intrépides, parés pour affronter n’importe quels microbes.

Or aujourd’hui, avec ce nouveau virus pour lequel nous n’avons pas encore de vaccins,   nous réalisons que cette intrépidité apportée par le progrès a aussi un revers. En m’inspirant du théologien L. Gregory Jones, je décrirai ce revers de la manière suivante : « plus les progrès scientifiques sont importants, plus la peur peut être primitive ». Au lieu de nous faire grandir humainement dans l’acceptation de nos limites, le progrès a alimenté en nous le sentiment d’être définitivement préservé des dysfonctionnements. Et cela nous a évité de faire un travail salutaire sur nos peurs. C’est ainsi qu’aujourd’hui au lieu d’endurer patiemment et prudemment ce temps d’attente du vaccin, nous le trouvons insupportable. Au nom de la peur primitive qui nous saisit, nous pressons les chercheurs d’aller plus vite que d’habitude, au risque de les pousser à commettre des erreurs.

Que l’attente du vaccin soit une occasion de travailler sur nos peurs afin que ces dernières n’occupent pas une place démesurée dans notre existence. 

Luc-Olivier Bosset
Crédit image: Protein Data Bank


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