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Salut à toi qui es là en direct, sur internet, à la radio ou au téléphone. Salut à toi qui nous regarde ou nous écoute, sur internet, à la radio ou au téléphone. Salut à toi qui nous lis sur papier ou sur écran. À l’heure où nous courons toutes et tous, pour être fin prêt pour ce nouveau confinement, À l’heure où nous courons toutes et tous, pour que tout soit au mieux là où nous passerons les 4 semaines à venir, Il t’es souhaité la bienvenue ici et maintenant. Bienvenue à toi pour ce temps où la course n’a pas sa place, où le brouhaha est appelé à se taire. Bienvenue à toi pour ce temps de paroles, de louange, de prière, de musique et de silence.  Bienvenue à toi pour ce temps qui nous appelle à remettre au centre de notre vie celui qui est déjà là, qui nous attend et nous accueille : notre Seigneur, le Dieu de Jésus Christ. Car oui, il est déjà là, au milieu de nous, dans nos maisons comme dans nos vies.  Il attend simplement que nous tournions notre regard vers lui.  Entendez son appel, écoutez sa Parole, car oui, la Grâce et la Paix vous sont données de la part de Dieu notre Seigneur et de son fils Jésus-Christ.

Chantons le Psaume 23, les strophes 1 et 2

culte 311020 1Vous pouvez écouter ce culte ici: 

et le voir ici (la prédication suit en dessous de la vidéo):

 

Louange

« Le Seigneur est mon berger, il me conduit et me garde » Voilà ce que nous pouvons lire et ce que nous avons chanté avec le Psaume 23.

Le Seigneur est sagesse, consolation et espérance dans nos vies.
Il n’est pas une hypothétique assurance contractée « au cas où ». Il est présence dans nos vies à chaque instant et ne demande qu’à être découvert.
Rendons gloire au Seigneur chers amis, disons lui merci ! Car
Où que nous allions, Seigneur
tu es cette personne qui nous tend la main et nous accompagne.
Alors que fardeau peut être trop lourd et que nous chancelons,
Tu es cette force qui nous redresse
Alors que l’issu semble impossible à entrevoir
Tu entres dans nos vies,
Tu nous donnes des frères et des sœurs,
Tu nous fais voir le monde d’une toute autre manière.
Rendons gloire au Seigneur, disons lui merci 
car il est le Dieu qui libère !
Seigneur, tu renverses toutes les situations !

Si nous marchons dans l’ombre, tu es cette lumière qui éclaire.
Si nous nous arrêtons en chemin, si nous tombons,
tu es cette personne qui relève,
Si nous sommes las et perdu,  
Tu es cette force qui nous porte.
Si nous faisons face à un mur,
Tu es cette porte et cette fenêtre qui s’ouvrent.

Rendons gloire au Seigneur, disons lui merci 
car il est le Dieu qui libère !
Seigneur, tu un Dieu un d’amour, de paix et de sagesse ! Grâce te soit rendue ! Amen !

Continuons notre louange avec le cantique ARC-252 en entier : « Nous te célébrons, Dieu de vérité, Dieu de charité »

Confession de foi dite « de Montpellier »

Pour le monde et pour moi
J’ai confiance en Jésus de Nazareth
Il est le seul sauveur et maître.
Il a été l’homme véritable
Comme nul homme ne peut l’être par lui-même.
Il est mort sur une croix
Pour les autres et pour le monde
Comme pour moi.
Il est ressuscité,
Il est présent dans tous les hommes
Et pour les servir il nous appelle à être son Eglise,
Sans tenir compte de nos distinctions.
Il agit par les hommes dans l’histoire
Pour l’amener à son but :
Un univers réconcilié dans l’amour.
Ainsi, je ne crois à la fatalité
Ni de la guerre, ni de la haine, ni de la catastrophe,
Ni de la mort,
Parce que je crois que Jésus libère l’homme
Pour des décisions libres.
Grâce à lui ma vie a un sens,
L’univers aussi.
Pour le monde et pour moi
J’espère en Jésus de Nazareth,
Il vient.
Amen

Prédication: Passer de l'urgent à l'important 

Après cela, je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre. Ils retenaient les quatre vents de la terre, pour qu’aucun vent ne souffle, ni sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre. Et je vis un autre ange qui montait du côté du soleil levant et qui tenait le sceau du Dieu vivant. Il cria aux quatre anges à qui il avait été donné de faire du mal à la terre et à la mer : Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. Et j’entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau : cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des Israélites : de la tribu de Juda, douze mille, marqués du sceau ; de la tribu de Ruben, douze mille ; de la tribu de Gad, douze mille ; de la tribu d’Aser, douze mille ; de la tribu de Nephtali, douze mille ; de la tribu de Manassé, douze mille ; de la tribu de Syméon, douze mille ; de la tribu de Lévi, douze mille ; de la tribu d’Issacar, douze mille ; de la tribu de Zabulon, douze mille ; de la tribu de Joseph, douze mille ; de la tribu de Benjamin, douze mille, marqués du sceau.

Après cela, je vis une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toutes tribus, de tous peuples et de toutes langues. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, vêtus de robes blanches, et des branches de palmiers à la main, et ils criaient : Le salut est à notre Dieu, qui est assis sur le trône, et à l’agneau !  Et tous les anges se tenaient autour du trône, autour des anciens et autour des quatre êtres vivants ; ils tombèrent face contre terre, devant le trône, prosternés devant Dieu, en disant : Amen ! La bénédiction, la gloire, la sagesse, l’action de grâces, l’honneur, la puissance et la force à notre Dieu, à tout jamais ! Amen ! Alors l’un des anciens me demanda : Ceux qui sont vêtus de robes blanches, qui sont-ils ? D’où sont-ils venus ? Je lui répondis : Mon seigneur, c’est toi qui le sais ! Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande détresse. Ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu ; ils lui rendent un culte, jour et nuit, dans son sanctuaire. Celui qui est assis sur le trône les abritera dans sa demeure ; ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif ; le soleil ne les frappera plus, ni aucune chaleur. Car l’agneau qui est au milieu du trône les fera paître et les conduira aux sources d’eaux vives,  et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux.

Apocalypse 7, 2-4.9-17

culte 311020 21. Ce nouveau confinement décidé et mis en place en 24 heures est venu percuter tous nos programmes. Nous planifions et nous nous projetons. Cependant, des circonstances surviennent et en décident autrement. La pandémie que nous vivons ébranle jusqu’aux fondements de notre vie quotidienne. Elle complique profondément notre organisation sociale. Ce qui était assuré hier ne peut plus l’être aujourd’hui. Dans un tel contexte, notre visibilité est brouillée. Il est devenu difficile de prévoir à moyen et long terme.

À cette pandémie s’ajoute la menace terroriste qui telle une hydre s’acharne sur chacune des libertés formant le socle de notre société. Cette menace épaissit encore plus le brouillard d’incertitudes dans lequel nous nous trouvons. Or, dans ce brouillard, une chose demeure claire. La vocation que nous adresse Dieu au travers de l’Évangile, elle, ne varie pas. Aujourd’hui, comme hier, comme demain, nous sommes appelés à être des artisans de paix, être des passeurs d’espoir, être des témoins qui par toute leur existence rappellent la dignité et la saveur, le sel de la vie. 

Ce week-end, le mouvement des Entrepreneurs et Dirigeants chrétiens aurait dû tenir ses assises à Montpellier. En écho à cette vocation que Dieu nous adresse au travers de l’évangile, le thème retenu pour ces assises était : aujourd’hui comment entreprendre pour la maison commune ? Dans notre contexte compliqué, quelles initiatives impulser pour dépasser l’esprit de clocher et soutenir les maisons communes que sont nos différents lieux de vie, la famille, notre lieu de travail, les associations, la ville ou la région où nous sommes implantés ?  Oui, le brouillard a beau être épais, la vocation est claire : dans chacun de nos lieux, comment être artisan de paix, passeur d’espoir, témoin du sel de la vie, entrepreneur pour la maison commune ?  

2. Au prime abord, le passage biblique tiré du livre de l’Apocalypse semble très loin de cette réalité et de nos questionnements. La grande foule bigarrée proclamant que « le salut est à notre Dieu » ;  cette vision de l’agneau qui conduit vers les sources de l’eau vive chacun.e traversant une grande détresse ; tout cela n’est-il pas déconnecté de la situation dans laquelle se trouve notre société actuelle ? Cependant, si nous tendons l’oreille, un mot dans ce récit  capte notre attention, tant il est relié avec un besoin que nous ressentons : c’est le mot « salut ». Alors que cette pandémie ressemble à un jour sans fin, alors que les attentats n’en finissent pas, ne ressentons-nous pas au plus profond de nous-mêmes le besoin de goûter au salut ? C’est en goûtant au salut que nous recevrons les forces nous permettant d’être  artisan de paix, passeurs d’espoir.  

3. Qu’est-ce que le salut ? En creusant l’étymologie grecque de ce mot, nous découvrons que le salut, c’est être mis à l’abri d’un danger. La langue hébraïque ajoute à ce sens la métaphore d’être mis au large. Dans les psaumes, il arrive souvent que le verbe « sauver » surgisse quand il est question d’étroitesse, d’étouffement pour justement décrire cette expérience de relâchement d’une pression qui permet de retrouver un souffle ample et apaisé.

Ainsi, en nous appuyant sur ces étymologies, nous pourrions dire qu’être sauvé, c’est échapper à l’étouffement, c’est sortir de la sensation d’enserrement, d’étroitesse en  recevant de l’espace pour respirer amplement.

Dès lors, proclamer « le salut est à notre Dieu », ce n’est pas affirmer que Dieu par un coup de baguette magique viendrait résoudre tous les problèmes. C’est  plutôt attester que Dieu est celui qui nous met au large, celui qui nous place dans un état d’esprit où la pression se desserre et où, grâce à ce desserrement, nous pouvons retrouver notre lucidité. 

De même être sauvé, ce n’est pas être télé-transporté comme par miracle hors des contextes problématiques, mais c’est recevoir un état d’esprit permettant de sortir de l’étroitesse des obsessions, pour envisager les choses à partir d’un vaste et grand horizon. 

4. Lorsque le brouillard est épais, comme cela est le cas actuellement, notre esprit risque d’être accaparé par toutes les sollicitations de l’urgence. Notre esprit risque d’être envahi, vampirisé par l’agitation de l’urgence. 

Quand le brouillard se fait épais, la question essentielle devant laquelle nous nous retrouvons, n’est-elle pas la suivante : comment gérer les urgences de manière à ne pas délaisser l’important ? Comment déserter l’étau des urgences pour pouvoir construire l’important ? 

Sous la pression de l’urgence, l’esprit est troublé. Il ne peut pas identifier les bonnes et justes initiatives permettant d’édifier les maisons communes. Édifier, entreprendre, témoigner, toutes ces actions ne peuvent pas se vivre que sous la pression. Pour que nos maisons communes ne se délitent pas, mais qu’elles s’édifient, il faut sortir de la pression et s’atteler à ce qui est important.

Oui, quand le brouillard est sombre, nous avons besoin de passer de l’urgent à l’important.  Ce besoin est apaisé et pris en compte lorsque  nous goûtons au salut, c’est à dire lorsque nous sommes conduits hors de l’étroitesse suffocantes de nos stress et de nos angoisses, et que nous nous retrouvons dans un espace où nous pouvons envisager l’important. 

culte 311020 35. Ainsi vouloir aujourd’hui goûter au salut, ce n’est pas délaisser notre actualité pour nous réfugier au ciel. Bien plus, vouloir goûter aujourd’hui au salut, c’est chercher dans notre actualité ce qui nous fait passer de l’urgent à l’important ; et non seulement chercher ces ressources, mais les  saisir et vivre le passage qu’elles nous offrent.  

Quelles ressources salutaires avons-nous à  notre disposition ? Dans cette fresque du chapitre 7 du livre de l’Apocalypse, un geste simple nous est proposé pour que se desserre l’étau de notre angoisse.  

C’est un geste d’adoration. Dans ce passage biblique, une grande foule bigarrée se prosterne. Des gens de toute nation, de toutes tribus, de tous peuples et de toutes langues affirment dans un geste d’adoration : « Le salut est à notre Dieu. » Plus je médite sur ce geste, moins je le conçois comme un analgésique ou un somnifère. Car l’Apocalypse a beau être truffé de visions étranges, d’animaux fantastiques,  ce n’est pas un livre fumeux et ésotérique. C’est un écrit de résistance. C’est un livre qui a été rédigé à une époque où les premiers chrétiens croulaient sous les épreuves et les persécutions.  Ainsi avec ce folklore étrange, il s’agissait, de manière codée,  d’encourager par ces textes les croyants à exercer des bonnes pratiques. 

Car quand nous traversons des épreuves que nous reste-t-il ? Souvent plus beaucoup de certitudes, car ces dernières ont été balayées par la tempête. Que nous reste-t-il ? Simplement des bonnes pratiques. Vous savez de ces gestes simples qui, sans fanfaronner, alimentent le vie; de ces gestes simples qui bien qu’ils n’arrivent pas à renverser la tendance, soufflent délicatement sur les braises de l’espérance.

De manière codée, cette fresque de l’apocalypse nous encourage à exercer la bonne pratique de l’adoration. Pourquoi, au coeur de l’épreuve l’adoration, est-elle une bonne pratique ? 

Parce que cette pratique nous permet de vivre une expérience copernicienne, elle nous décentre de nous-mêmes;  elle nous apprend  à  resituer chaque chose devant Celui qui est l’ultime, afin que chaque chose trouve sa juste dimension dans notre existence

Ce faisant, cette bonne pratique ne te détournera pas de la réalité, elle ne  te fera pas fuir de tes responsabilités; mais elle ouvrira la fenêtre qui permet d’aérer la pièce et de laisser entrer dans notre existence parfois viciées l’air du large. 

6. En quoi, c’est pratique d’adoration est-elle salutaire ? Comment le fait de prier et chanter « le salut est à notre Dieu »  peut-il nous aider à édifier l’important ?  Je crois que cette pratique est salutaire, parce qu’elle ouvre une fenêtre dans nos attentes. Affirmer en priant et en chantant « le salut est à notre Dieu », c’est autre chose que de dire, le salut viendra de notre agir bien orchestré; ou que le salut viendra d’une politique bien menée; ou que le salut viendra d’une décroissance imposée. 

Non pas que ces agirs, ces politiques, cette décroissance ne soient pas nécessaires ;  mais affirmer que le salut ne viendra pas d’eux, permet justement d’avoir vis à vis d’eux des attentes réalistes. C’est à dire de ne pas trop en attendre, de ne pas tout en attendre. 

Dans le contexte troublé que nous vivons, si nous suffoquons c’est parce que des attentes démesurées se font jour. Pour que change ce qui doit changer, nous attendons beaucoup d’un vaccin, nous attendons beaucoup des décideurs et des politiques, nous attendons beaucoup des pétitions et des manifestations. 

Cependant, ce qui rend l’air irrespirable dans la pièce de notre maison commune, c’est que souvent ces attentes démesurées sont déçues. Nous sommes déçus par ces chercheurs qui mettent autant de temps à trouver un vaccin, nous sommes déçus par ces politiciens qui n’arrivent pas à nous éviter de vivre ces crises à répétitions, nous sommes déçus par ces mouvements militants qui n’arrivent pas à influencer les décideurs. 

Et de cette déception naissent une rage et une colère, nous donnant envie de renverser la table. Cette déception peut aussi nous plonger dans une désillusion profonde, nous laissant résignés et amers. Pour désamorcer cette désillusion, il est bon je crois de questionner nos attentes. Finalement n’attendons-nous pas trop des uns ou des autres ? 

Sous la chape de plomb de notre désillusion, une fenêtre s’ouvre lorsque nous réalisons que le salut ne viendra pas d’un chercheur, aussi brillant soit-il, que le salut ne viendra pas d’une politique aussi intelligente soit-elle, que le salut ne viendra pas d’une militance aussi enthousiaste soit-elle. 

Attendre le salut de la recherche, de la politique, de la militance, c’est trop en attendre, c’est attendre plus que ce qu’ils sont capables d’apporter. 

Or à trop attendre de nos institutions, de nos politiques, de nos chercheurs, on charge la barque et elle finit par couler. 

Mieux vaut retrouver une attitude réaliste qui nous permet de regarder chaque être lucidement. Mieux vaut retrouver une attitude réaliste qui nous permet de reconnaître la force et l’importance de chacun, mais qui nous permet aussi d’accepter les limites et les faiblesses de chacun. Et du coup, de ne pas être désillusionné quand ces limites et ces faiblesses surviennent, car il ne peut pas en être autrement qu’un jour ces limites et ces faiblesses surviennent !  

Aucune institution, aucune militance, aucun état ne peut apporter le salut. Le salut vient d’ailleurs, vient de plus loin, de plus profond, de plus haut, le salut vient de Dieu. Affirmer cela ne déprécie en rien ce que chaque institution apporte, ne déprécie en rien ce que chaque politicien, chaque chercheur, chaque militant apportent.

Au contraire, affirmer que « le salut est à Dieu », c’est justement l’élargissement d’esprit dont nous avons besoin pour accueillir pleinement et joyeusement ce que chacun peut donner. 

7. Ainsi, dans notre contexte troublé, prendre un temps d’adoration, c’est cultiver une bonne pratique, celle qui fait baisser la fièvre de nos attentes, afin que chacun puisse avoir l’espace et le temps nécessaire pour, en exerçant sa liberté, apporter sa pierre à l’édification de la maison commune. 

Amen

culte 311020 4 

Intercession

Seigneur,
Le temps commence, il semble recommencer, se répéter. L'entrée dans ce weekend de confinement ne se fait pas de gaîté de cœur, mais par responsabilité envers nos proches et nous-mêmes, et par obligation, par contrainte, par citoyenneté. Nos sentiments sont divers.

Seigneur,
Dans toutes nos distractions et angoisses,
Aide-nous à rester en solidarité et à prier pour ceux et celles qui ont tant besoin de notre intercession ce soir et demain matin encore.
Écoute-nous au nom du Christ, que sa lumière puisse briller malgré nos ténèbres.

Seigneur,
Pour les endeuillés, les isolées, les angoissés, les excédés, les épuisées, les indifférents, les blessés ... et pour tant et tant d'autres,
Éveille et écoute notre prière.
Pour les personnes en responsabilités, pour les personnes sur le terrain, pour les engagés, pour les sur-actifs et les désœuvrées,
Éveille et écoute notre prière.
Pour les personnes qui enseignent, qui transmettent, pour les personnes qui ouvrent des fenêtres dans ces murs qui séparent et opposent, pour les passeurs d’espérance et les ouvriers de paix,
Éveille et écoute notre prière.

Seigneur,
Il y a des situations qui nous laissent sans voix, sans mots qui semblent assez juste pour être prononcés. Ces situations, ces personnes, nous les portons dans nos cœurs, nous te les présentons comme nous le pouvons, dans le silence.

Éveille et écoute notre prière.
Et ensemble, comme ton Fils nous l’a enseigné et comme chaque génération l’a transmis à la suivante, nous te prions ensemble :
Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal.
Car c'est à toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire.
Pour les siècles des siècles.

Amen.

Envoi et Bénédiction

Il nous faut lever la séance, chers amis !
Vous pensiez vous installer ici, dans ce doux cocon de notre rencontre ?
Vous prétendiez vous établir dans cette maison de Dieu ?
Mais Dieu n’a pas de maison ! On n’assigne pas Dieu à demeure, Il est toujours en déplacement, sans domicile, sans fauteuil, sans site internet ou radio.
Ici c’est le campement d’un instant, le lieu du transit, où Dieu et l’être humain s’arrêtent avant de reprendre la route.
Alors, allez, gens du peuple de Dieu.
Vous êtes le peuple en mouvement, étranger jamais fixé,
Gens d’espérance tournés vers un ailleurs.
Continuez, gens du peuple de Dieu, Continuez de prier plus loin.
La tendresse sera votre cantique, Jésus sera votre parole, votre vie sera la célébration.
Vous êtes la maison de Dieu, les pierres taillées à la dimension de son amour.
On vous attend déjà ailleurs, gens du peuple de Dieu et, je vous le dis, Dieu est avec vous.
Que la bénédiction de Dieu, soutienne notre confiance.
Que le regard aimant de Dieu, renouvelle notre compassion.
Que le souffle créateur et réconciliateur de Dieu,
Inscrive sa paix dans nos cœurs, dans nos mains, dans toute notre vie.
Au nom du Christ, Amen.

Cantique : (ARC) 882, Que la Grâce de Dieu soit sur toi.

 

Luc-Olivier Bosset (prédication), Émeline Daudé, Solange Weiss, James Woody, le 31 octobre  2020 à Jacou.
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