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Culte du 7 mars 2021 du secteur de la Margelle  (Église Protestante Unie de Montpellier & Agglomération).

 

amandier PailladeVous pouvez voir le culte ici (le texte de la liturgie et celui de la prédication suivent sous la vidéo)

 

  

 

La grâce et la paix nous sont données
De la part de Dieu notre Père
En Jésus le Christ, notre sauveur et notre Frère !

Salutation

Extrait adapté  liturgie Iona p. 88
Dieu a brisé les barrières
Il s’est faufilé parmi nous.
En Jésus souriant,
En Jésus partageant ses récits
En Jésus contesté,
Contrariant
Aimant et pardonnant,
Il a rejoint chacun et chacune
Il nous a touchés
révélant comment
Nous sommes tous un en Jésus-Christ !

Psaume 95 strophe 1

 

LOUANGE

Iiturgie d’Iona p. 102 adaptée

Ô Dieu,
Créateur de la couleur, du son, des textures, du calme
Et de la beauté surprenante des choses vivantes
Nous te bénissons ! Ô Dieu
Créateur du granit et de la graine de moutarde

Des nuages et de l’éclat des étoiles
Des tremblements de terre et des battements de coeur
Nous te bénissons!
Ô Dieu créateur
De tout ce qui est invisible
De tout ce qui a été
De tout ce que nos mots ne cerneront jamais
Nous te bénissons !

Ô Dieu notre Créateur
Nous qui sommes les enfants de ton amour,
Les créatures de ta bonté
Les gardiens de ta création
Nous te bénissons !
Pour ta création
Pour la confiance que tu as mise en nous
Pour ton amour pour nous
Et ta bonté sans fin
Loué sois-Tu !

CHANT « Que toute la terre acclame ton nom » 263 (recueil Arc en Ciel)

 

Confession du Péché- Annonce de la Grâce- Volonté de Dieu

Prier Dieu c’est aussi écouter sa prière. Entrer dans sa prière.

A travers une prière du Conseil Œcuménique des Eglises, nous nous plaçons devant Dieu, dans une attitude de repentance, et le désir de recevoir sa guérison et  l’appel de sa grâce. Nous prions :
A toutes les tisserandes du monde.

Dieu est assise et pleure.
La merveilleuse tapisserie de la création
qu’elle avait tissée avec tant de joie, est mutilée, déchirée en lambeaux, réduite en chiffons.
Sa beauté est saccagée par la violence.

CHANT : « Seigneur reçois Seigneur pardonne » 407/ strophes 1 et 4

Dieu est assise en pleurant,
mais voyez, elle rassemble les morceaux pour tisser à nouveau.

Elle rassemble les lambeaux de nos tristesses,
les peines, les larmes, les frustrations causées par la cruauté,
l’écrasement, l’ignorance, le viol, les tueries.

Elle rassemble les chiffons du dur travail,
des essais de plaidoyers, des initiatives pour la paix,
des protestations contre l’injustice,

toutes ces choses qui semblent petites et faibles,
les mots et les actions offertes en sacrifice,
dans l’espérance, la foi, l’amour.

Et voyez ! Elle retisse tout cela avec les fils d’or de l’allégresse
en une nouvelle tapisserie,
une création encore plus riche, encore plus belle,
que ne l’était l’ancienne !

PAUSE MUSICALE

Dieu est assise, tissant patiemment, avec persistance
et un sourire qui rayonne comme un arc-en-ciel
sur son visage baigné de larmes.

Et elle nous invite non seulement à continuer à lui offrir
les lambeaux et les chiffons
de notre souffrance et de notre travail,

Mais bien plus que cela :
Elle nous invite à prendre place à ses côtés devant le métier de l’allégresse
et à tisser avec elle la Tapisserie de la création nouvelle.

Amen

Prière de M.Riensiru, Conseil Œcuménique des Eglises

CHANT : « Tournez les yeux vers le Seigneur » 153 (AEC)

Avant lecture : la semaine dernière nous étions sur la montagne de la Transfiguration pour une révélation hors du commun, pour faire halte. Mais c’est en bas de la montagne que nous passons le plus de temps dans notre vie. Et donc c’est aussi avec nous en bas de la montagne que Dieu se fait connaître et que la Bonne Nouvelle se vérifie et s’incarne. Nous retournons ce matin sur les chemins de Galilée en écoutant un double événement, intense en émotion.

Mais avant d’écouter, nous prions.

Prière d’illumination

Donne-nous Seigneur d’être à l’écoute de ce que tu veux nous dire ce matin
Accorde-nous la grâce du silence intérieur pour que ta Parole nous rejoigne et qu’elle parle à notre coeur
Que par ton Esprit le passage de l’Ecriture que nous allons écouter devienne Bonne Nouvelle pour nos vies.

Amen

Texte : Marc 5, 21-43 (NBS)

21Jésus regagna l'autre rive en bateau, et une grande foule se rassembla auprès de lui. Il était au bord de la mer. 
22 Un des chefs de la synagogue, nommé Jaïros, arrive ; le voyant, il tombe à ses pieds 
23 et le supplie instamment : Ma fille est sur le point de mourir ; viens, impose-lui les mains, afin qu'elle soit sauvée et qu'elle vive. 
24 Il s'en alla avec lui. Une grande foule le suivait et le pressait de toutes parts.
25 Or il y avait là une femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans. 
26 Elle avait beaucoup souffert du fait de nombreux médecins, et elle avait dépensé tout ce qu'elle possédait sans en tirer aucun avantage ; au contraire, son état avait plutôt empiré. 
27 Ayant entendu parler de Jésus, elle vint dans la foule, par-derrière, et toucha son vêtement. 
28 Car elle disait : Si je touche ne serait-ce que ses vêtements, je serai sauvée ! 
29 Aussitôt sa perte de sang s'arrêta, et elle sut, dans son corps, qu'elle était guérie de son mal.
30 Jésus sut aussitôt, en lui-même, qu'une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule et se mit à dire : Qui a touché mes vêtements ? 
31 Ses disciples lui disaient : Tu vois la foule qui te presse de toutes parts, et tu dis : « Qui m'a touché ? » 
32 Mais il regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela. 
33 Sachant ce qui lui était arrivé, la femme, tremblant de peur, vint se jeter à ses pieds et l ui dit toute la vérité. 
34 Mais il lui dit : Ma fille, ta foi t'a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton mal.
35 Il parlait encore lorsque arrivent de chez le chef de la synagogue des gens qui disent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner encore le maître ? 
36 Mais Jésus, qui avait surpris ces paroles, dit au chef de la synagogue : N'aie pas peur, crois seulement. 
37 Et il ne laissa personne l'accompagner, si ce n'est Pierre, Jacques et Jean, frère de Jacques. 
38 Ils arrivent chez le chef de la synagogue ; là il voit de l'agitation, des gens qui pleurent et qui poussent de grands cris. 
39 Il entre et leur dit : Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L'enfant n'est pas morte : elle dort. 
40 Eux se moquaient de lui. Mais lui les chasse tous, prend avec lui le père et la mère de l'enfant, ainsi que ceux qui l'accompagnaient, et il entre là où se trouvait l'enfant. 
41 Il saisit l'enfant par la main et lui dit : Talitha koum, ce qui se traduit : Jeune fille, je te le dis, réveille-toi ! 
42 Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher — en effet, elle avait douze ans. Ils furent saisis d'une grande stupéfaction. 
43 Il leur fit de sévères recommandations pour que personne ne le sache, et il dit de lui donner à manger.

violette PailladeMarc 5, 21-43  L’urgent et l’important

Intro : quand dans l’urgence, une femme ralentit Jésus

Une adolescente est en train de mourir et son père vient appeler Jésus à son chevet, Jésus comme l’ultime recours avant l’issue fatale. Il n’y a donc pas de temps à perdre ! Et voilà qu’une femme ralentit et stoppe le déplacement de Jésus… dans une foule déjà TRES compacte.

Cette femme, qui ne doit plus être très jeune, perd du sang depuis 12 ans ; pour elle aussi Jésus c’est l’ultime recours. Cette femme ne voulait pas, surtout pas déranger ;/ surtout elle voulait passer inaperçue, mais… c’est loupé !

Franchement, comme ça faisait douze ans qu’elle souffrait, ça aurait pu attendre quelques heures de plus… car cette femme a une partie de sa vie derrière elle, mais la jeune fille a la vie devant elle, et elle est sur le point de mourir. Enfin, selon son père qui n’est pas médecin/ mais chef religieux, chef de la synagogue.

Actuellement en période de pandémie et d’urgences répétées, dans certains hôpitaux débordés, on le sait les médecins ont parfois été obligés de faire des choix en fonction de l’âge.

Entre le pire et le pire, qu’est-ce qu’il faut choisir ? Où est l’urgent ? Où est l’important? Je crois qu’hélas nous sommes souvent un peu perdus.

Aujourd’hui, le temps s’est explosé dans le tout immédiat et tout est devenu urgent, et tout est devenu important sans priorité.

Et quand il est question de vie ou de mort, nous n’avons plus que le choix de ne pas choisir/ ou alors, d’avoir assez de ressource en nous pour distinguer si l’urgent est important,/  ou bien s’il y a plus important que l’urgent. //Pas facile.

Nous ne sommes pas Jésus c’est clair- mais si le texte nous raconte que les disciples étaient à proximité des événements c’est bien pour nous y mettre nous aussi. Trois disciples sont même réquisitionnés pour aller plus loin dans l’expérience de témoins, c’est pour nous placer nous aussi en apprentissage avec ces trois-là.

En chemin, une femme : accomplir une libération

Une femme touche le bord du vêtement de Jésus, et ses pertes de sang s’arrêtent, nous dit l’évangile. Pourquoi Jésus ne continue pas son chemin vers la maison de Jaïrus et prend du temps avec elle ?

Sûrement pour accomplir, pour aller jusqu’au bout d’une délivrance, d’une libération. Sans l’attention, sans l’écoute et les paroles de Jésus, la femme aurait continuer à être honteuse, voire à culpabiliser d’une guérison volée [1]. Et ça aurait été guère mieux que 12 ans de maladie, de diagnostics inefficaces et de traitements ruineux. Cette femme n’avait plus droit à rien/ sauf d’être une sorte d’invisible, car selon les dogmes de son époque, sa maladie faisait d’elle une  intouchable, une impure tout le temps.

Cette femme est seule, complètement isolée, personne auprès d’elle! Il arrive que même les amis se lassent quand la maladie dure trop longtemps ou devient trop handicapante et limite les échanges ou empêche les sorties.

Donc pour cette femme, en dernier recours il y a le bout de son doigt sur le bord du vêtement du nouveau guérisseur de Galilée, celui qui dit autant de bien qu’il en donne !....

Pour cette femme à bout de force, Jésus s’arrête. C’est une urgence. Même si une fille est sur le point de mourir.

Et Jésus fait de la place autour de cette femme qui s’était faufilée par derrière, hors regard. Jésus cherche et pose son regard sur elle et expose celle qui voulait échapper aux regards des autres.

Il le fait avec autorité mais sans violence. Il le fait avec l’autorité d’un guérisseur qui a le geste et la parole fermes. Et la femme met dehors par des mots toute sa vérité du dedans…[2] Elle tremble de franchise et ça fait foi.// Fausses croyances et vrais doutes, honte sociale, transgression, tout cela s’effondre pour faire de la place à sa foi toute neuve. Soulagée de son mal elle est aussi à ce moment là complètement délivrée’ pour une vie nouvelle.

Jésus s’est arrêté aussi comme pour réparer une injustice de la vie : la solitude de cette femme est à l’opposé de la sollicitude autour de la fille de Jaïros, qui elle, est très entourée et peut-être même trop. La femme est une parfaite inconnue. L’autre est la fille d’un notable de la ville.

Certes/ Jésus suit Jaïros sans discuter, mais il ne définit pas ses urgences en fonction de la réputation de celui ou celle qui vient demander de l’aide. Il est important d’aller jusqu’au bout, de ne pas libérer à moitié.

Non,  Jésus n’est pas maître de la vie et de la mort, de la santé ou de la maladie mais il est maître de son temps. Ce n’est pas lui qui va décider de la vie de la fille de Jaïros.

Mais il peut décider qu’il est urgent de mettre fin à 12 ans d’une vie qui n’était plus une vie pour cette femme. Urgent de libérer vers la vie.

Comme la petite fille vient de mourir, plus la peine de déranger le Maître, annoncent les gens de la maison de Jaïros. Mais justement, c’est le Maître qui décide ! Alors, Jésus poursuit avec Jaïros  au-delà des limites de la mort annoncée, car on ne laisse pas un père dans l’atrocité de son malheur. L’affaire de la fille de Jaïros n’est plus urgente, mais elle devient sacrément importante. Ce n’est pas parce qu’on n’est pas dans l’urgence que ce n’est pas important.

Dans la maison : la fille qui avait faim de la vie

Deux chemins de vie se croisent donc sans se rencontrer : celui de la femme et celui de la fille. La fille qui va avoir 12 ans. La femme qui perdait son sang depuis 12 ans.

Ces deux chemins de vie ne se croisent pas entre eux, mais se croisent dans la journée de Jésus et  des disciples, et marquent l’apprentissage et la mémoire des disciples. C’est ainsi que l’évangile est appelée à s’annoncer, à s’éprouver, dans nos vies aussi.

Au début de mon ministère, je me souviens le même jour avoir accompagné dans le deuil une famille, une mère qui venait de perdre un fils de 30 ans. C’était le matin. Et l’après midi à la même place dans le temple, j’ai célébré la bénédiction d’un couple dont lui avait 30 ans. Ca marque la journée et la mémoire. Et c’est une journée qui en vaut plusieurs car elle est un condensé de vie !

Peut-être ça n’a pas pris autant de temps que cela la halte avec la femme qui ne perdait plus son sang, peut-être c’est juste une impression quand il y a le risque de la mort et surtout la pression d’une urgence.

Jésus n’est pas maître des événements mais il a et il fait autorité sur la façon de les vivre. Une fois de plus il fait de la place autour de la situation. Mais cette fois ce n’est pas pour exposer mais pour soustraire des regards. Il évacue les pleureurs et les moqueurs et tous ceux qui faisaient du bruit et étaient passés avant l’heure dans le rituel de la mort. Car c’est vers un rituel de la vie que Jésus veut orienter tout ce qu’il a à dire et à donner.

Jésus fait donc de la place et réintroduit la mère de l’enfant car elle n’était pas seulement la fille de son père mais aussi celle de sa mère. Celle qui jusqu’à présent était la fille de Jaïros devient l’enfant. Masculin ou féminin on ne change pas le nom ni l’orthographe : c’est l’enfant. Pause. Puis Jésus prend la main de l’enfant et lui demande de s’éveiller, elle devient la jeune fille, la petite jeune fille car elle n’a encore que 12 ans. C’est encore par un toucher, cette fois de la part de Jésus, qu’une libération intervient. Et que la petite jeune fille est mise debout dans sa vie, qui n’est pas celle de son père, ni celle de sa mère. Chacun et chacune est remis à sa place pour ne pas empêcher la vie de grandir en chacun. Et pour ne pas empêcher la belle et juste relation entre chacun.

Parfois dans la pression de l’urgence on panique et on perd de vue les enjeux de la situation et leurs conséquences à plus long terme. Avec la fille de Jaïros devenue la petite jeune fille, on voit Jésus aller au-delà de la demande et donc modifier les catégories de l’urgence.

 Il n’est pas maître de la vie et de la mort mais il y a urgence de remettre chacun a la juste place. Car vivre n’est pas seulement ne pas ou ne plus mourir. Comme avec la femme tout l’heure, il s’agit d’aller jusqu’au bout, et en faisant toute chose nouvelle.

Conclusion : qu’est-ce qui fait toute la différence ?

Je trouve assez impressionnante la façon dont Jésus agit ici. Avec sérénité. Avec autorité. Ecoutant chacun. Protégeant celui ou celle qui doit l’être : une femme trop longtemps honteuse, un père dans la détresse que les autres projettent déjà dans le deuil, une fille à l’aube de son adolescence.

Ce qui est étonnant dans ce récit c’est aussi le silence malgré la foule, malgré les cris des pleureurs… J’ai l’impression qu’on avance dans l’ombre de Jésus, aussi près de lui que la femme qui vient par derrière toucher son vêtement ; j’ai l’impression qu’on est dans le cercle de silence avec les trois disciples et les parents qui l’ accompagnent  là où se trouve l’enfant.

Dans l’agitation, la pression des paroles et des corps, l’attitude de Jésus n’est pas spectaculaire mais fait toute la différence :

D’abord il met de la pudeur.[3] L’urgence de la pudeur au milieu des excès et des confusions. Silence par exemple sur les paroles de vérité que la femme tremblante dit à Jésus. Paroles qui tombent directement dans l’écoute de Jésus. La franchise de la femme ne regarde pas tout le monde, le fait que Jésus l’écoute oui ça regarde tout le monde. Pudeur aussi quand Jésus évacue tous les voyeurs autour du corps inerte de la fille qui devient femme. Et que seulement par la main il la fait se lever.

 Dans l’agitation, la pression des paroles et des corps, ce qui semble faire une différence, c’est pas grand-chose mais c’est la tendresse de Jésus qui prend le temps, donc une seconde devient une éternité :

  • Sur la femme usée par la maladie il pose son regard et lui dit « ma fille »
  • A une fille en train de devenir femme il prend la main et dit « lève toi ».
  • A la femme Jésus dit « ta foi t’a sauvée »
  • Au père déboussolé il dit « Crois seulement »

Jésus nous invite donc comme la femme à libérer avec lui la franchise de notre foi.

Jésus nous invite comme le père à protéger le murmure de notre foi de tous les impératifs, surtout ceux qui nous veulent du bien !

Alors peut-être dans le désordre des urgences on saura reconnaître celles qui sont prioritaires pour la vie. Pas pour rétablir la vie mais pour la réveiller.

Amen

CONFESSION DE FOI

Michel Jas (d'après un texte de Gabriel Vahanian). adaptée

Je crois en Dieu

le Tout Proche
plus que l'homme ne l'est de lui-même
et que le ciel ne l'est de la terre.

Je crois en Jésus-Christ

face divine de l'homme
et face humaine de Dieu,
humble, vive et crucifiée (…)
Il est ressuscité
il vient pour nous libérer  des idoles
et nous donne sa paix dans nos peurs.

Je crois en l'esprit saint

qui nous unit au Christ dans le monde de Dieu.
Ici et maintenant

Amen

CHANT : « Je crois et j’espère » (Joël Dahan) cantiques.fr

ANNONCES 

OFFRANDE

Seigneur voici le moment de notre offrande
Apprends nous à la convertir en paroles et gestes
Pour faire découvrir autour de nous
Les trésors de ta parole d’amour et de liberté

Amen

Fais de nous des tisseurs d’amour     Jacques Juillard

Père, nous voulons te remettre les hommes et les femmes de la terre 
aux liens tranchés, blessés par la violence, 
ceux dont la haine ou le remords, la rancune ou l’humiliation 
ont déchiré, déchiqueté la vie.

Renoue pour eux les fils de l’espérance, 
fais de nous des tisseurs d’amour.

Nous voulons te remettre les hommes et les femmes de la terre 
aux liens perdus, distendus, effilochés, 
ceux que la solitude assiège, 
que les autres oublient, méprisent ou abandonnent.

Renoue pour eux les fils de l’espérance, 
fais de nous des tisseurs d’amour.

Nous voulons te remettre les hommes et les femmes de la terre 
dont la vie ne tient qu’à un fil, 
ceux que rongent la maladie, la vieillesse ou le deuil, 
ceux que leur différence a éloignés des autres.

Renoue pour eux les fils de l’espérance, 
fais de nous des tisseurs d’amour.

Nous voulons te remettre les hommes et les femmes de la terre 
qui vivent dans l’amertume des déchirures passées, 
ceux que le malheur ou le refus d’aimer, que l’ennui ou l’indifférence 
ont ligotés, repliés, refermés sur eux-mêmes.

Renoue pour eux les fils de l’espérance, 
fais de nous des tisseurs d’amour.         Ensemble, nous te disons « Notre Père… »

Envoi

A la suite de  l’Evangile entendue, partons dans notre semaine avec ces deux phrases

Le malheur n’a que des engrenages
La joie n’a que des inédits

Sylvie Reff « Le trésor de Vivre » Olivetan p.41

Bénédiction

Je vous invite à vous lever pour recevoir la bénédiction de la part de Dieu

Dieu vous bénit et vous garde
Dieu fait resplendir sur vous sa lumière
Et vous accorde sa grâce
Dieu tourne sa face vers vous
Et vous donne sa paix !

Amen

Avant de nous séparer nous allons nous chanter « Que la grâce de Dieu soit sur toi » pour nous donner aussi réciproquement cette parole de Bénédiction 

CHANT : « Que la grâce de Dieu soit sur toi pour t’aider à marcher dans ses voies… » . n° 882  

[1] France Quéré « L’hémorroïsse » LES FEMMES DE L’EVANGILE, ed. Livre de vie p. 64-72

[2] Cf. Delphine Horvilleur citée plus loin en note de bas d epages

[3] Sur la pudeur, le secret, la sécrétion, le caché qui devient visible : l’interprétation du rabbin Delphine Horvilleur « En tenue d’Eve, féminin, pudeur et judaïsme » p.115 le chapitre sur « L’être orificiel ». Un point de vue qui peut éclairer notre récit du Nouveau testament

 

Solange Weiss, le 7 mars 2021 à la Margelle à Montpellier.
Crédit images:.SW -  amandier et violette à la Paillade


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