Accueil | Contactez-nous | Lieux de culte | Agenda

Le dossier du CEP du mois de mai 2016 est à la découverte de l'Hongrie. Ces derniers mois, la Hongrie a fait les gros titres des journaux pour de bien mauvaises raisons, liées aux prises de position virulentes de son Premier ministre, Viktor Orbán, au sujet de l’accueil des migrants. Le CEP vous illumine sur ces questions. Le paradoxe protestant par Jean de Saint-Blanquat; Face aux mutations par Edina Pulaï; Le peuple rom est précieux pour Dieu par Krisztina Balogh. Ailleurs dans le CEP : Dans les pas de Moataz, À Lasalle avec les motards, Sur le chemin du temple à Saint-Jean-du-Gard,  Toute l'actualité régionale protestante. Le CEP est le mensuel d'information de l'Église Protestante Unie en Cévennes-Languedoc-Roussillon. Lisez l'article de Krisztina Balogh en libre accès sur notre site et trouvez toute information pour s'abonner au CEP ici.

Trouvez le sommaire complet ici. Pour vous abonner, envoyez Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Un article du dossier de ce mois en exclusivité pour l'EPUMA :

Le peuple rom est précieux pour Dieu

cep avril2016

L’Église réformée de Hongrie compte une quinzaine de missions intérieures. Parmi celles-ci, la Mission nationale pour les Roms qui a organisé un grand rassemblement des missions auprès des Roms des différentes Églises réformées, luthériennes, pentecôtistes, baptistes et méthodistes, début mars.

« Les Roms ne représentent pas un groupe en tête dans notre société, mais Dieu transforme toujours les derniers en premiers ». C’est cette espérance, traduite par le pasteur Péter Bakay de la Mission rom de l’Église luthérienne de Hongrie, qui a marqué la journée d’échanges et de célébrations. « Pour les sociétés hongroises et européennes, la communauté des Roms devrait être un investissement majeur, parce que Dieu a fait un pari sur eux. » Participant également à la rencontre, Károly Czibere, ministre hongrois des Affaires sociales et de l’intégration, soulignait quant à lui le rôle majeur des Églises dans la construction du vivre ensemble et leur engagement auprès des Roms. « Les murs les plus élevés se trouvent dans le coeur des hommes, et les missionnaires capables d’en venir à bout sont ceux qui peuvent remuer le coeur des personnes ».

Une conversion à vivre
Eszter Dani, responsable nationale des missions intérieures de l’Église réformée de Hongrie, appelait à une conversion, à l’ouverture aux autres, suivant le récit biblique de l’appel de l’apôtre Pierre en Galilée : « Nous devons témoigner à travers notre service de qui est le Christ. Soyons ouverts comme Pierre l’était, parce que l’Esprit de Dieu nous comble de ses biens, et nos filets se rempliront à leur tour ». Les témoignages de différentes personnes ont jalonné cette journée d’échanges, alternant avec les temps de salutation et de prière. Eszter Koncz, une enseignante réformée en cours de religion, partagea par exemple l’histoire de son adoption. Née rom, elle ne fut pas éduquée dans une famille rom et fit l’expérience du rejet à partir de ses plus jeunes années. Elle finit par se découvrir elle-même après sa conversion et aujourd’hui, elle dit volontiers que Jésus l’a aidée à s’accepter elle-même, telle qu’elle est. Ce fut un tournant dans sa vie. Jusque là, elle considérait défavorablement la société rom. Depuis, elle a réalisé que sa vocation était de retourner auprès de cette population pour la servir. Un service qu’elle considère pouvoir n’être effectué qu’avec un coeur pur et réconcilié.

Un esprit de réconciliation
László Nagy Erdei, pasteur méthodiste, concluait la journée d’échanges en soulignant que « toutes les personnes sont égales devant Dieu, alors regardons aussi nos frères humains comme égaux. Nous avons à nous tourner vers nos frères et soeurs roms, avec l’amour de Dieu, parce que Dieu considère les Roms comme précieux. Il les accepte et les élève ». Pour Eszter Dani, il ne peut pas y avoir de « loup solitaire chrétien ». En tant qu’humains, nous pourrions nous laisser aller à notre propre service. Or, le service auquel nous sommes appelés n’est pas tourné vers l’intérêt personnel, mais vers le service de la communauté. Cet esprit de réconciliation était demandé dans la prière finale de la rencontre, dite en langues hongroise et romani.

Krisztina Balogh, Église Réformée de Hongrie

 

 


Nos derniers articles en relation avec Dieu