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Une formidable espérance

pentecote350x350EPUMA Une formidable espérance… oui ! malgré nos doutes, Jésus offre l’espérance de l’Esprit saint.

Rassemblés plus par la peur que par la foi ceux qui ont choisi de suivre Jésus, ceux qui ont vus les derniers instants se voient offert l’Esprit Saint. Après les pleurs, les doutes… l’espérance. Dans leur humanité, leurs forces et leurs faiblesses, ces disciples se ressemblent et nous leur ressemblons. Jésus vient à leur rencontre. Il NOUS prend comme nous sommes, là où nous sommes. Il les envoie et il nous envoie à notre tour.

Une porte s’ouvre : celle de la communion fraternelle. Cette porte est celle du temple où, ensemble, nous venons vivre notre foi, ses combats, ses échecs, ses drames et ses victoires. Cette porte est celle du lien fraternel hors du temple pour combattre, pour perdre, pour pleurer, pour vaincre. Ces disciples, il s’agit de chacun d’entre nous, de la communauté, hétéroclite mais soudée par sa commune espérance.

Pentecôte nous saisit. Chacun est unique et vit sa foi dans la singularité. Les divergences d’opinion sont l’assurance que chacun vit sa relation en Christ, à la fois individuellement mais aussi communautairement, dans le cheminement inspiré par Pentecôte. Être disciple, ce n’est pas être enfermé dans l’uniformité. Pentecôte c’est Pierre, Thomas…et nous, dans notre vie, dans nos forces, nos faiblesses, nos acceptations ou nos refus, nos compréhensions, nos obscurités. Le souffle de Pentecôte c’est croire que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu et que par la foi, la vie nous est offerte.

Nelly Zappaterra (mai 2020)

Tenez-vous prêts, la ceinture aux reins et les lampes allumées.Vous aussi, soyez semblables à ces hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir sitôt qu'il arrivera et frappera.
Heureux ces esclaves que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller ! Amen, je vous le dis, il se mettra à son tour en tenue de travail, il les installera à table et il viendra les servir. Qu'il arrive à la deuxième ou à la troisième veille, s'il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

Luc 12, 35-38 (Nouvelle Bible Segond)

L2018 11. « Tenez-vous prêts »

Cette exhortation évangélique aurait certainement plu à Baden Powel, le fondateur du scoutisme, lui dont les initiales B.P. ont été reprises pour forger la devise de ce mouvement : Be Prepared, sois prêt, qui est devenu en français : toujours prêt ! En tant que mouvement éducatif, le scoutisme cherche à faire vivre à ses participants des expériences marquantes qui leur seront ensuite utiles pour le reste de leur vie.

Que ce mouvement scout ait choisi comme devise « Sois prêt », je le vois comme un signe que cette exhortation n'est pas seulement valable pour un temps ou une période particulière de notre vie, par exemple la jeunesse. Mais qu'elle est valable lors de chaque période de notre existence.

Qu'importe si le « sois prêt » ne résonne pas de la même façon à l'adolescence, à l'âge adulte, ou dans le grand âge ! Cet appel demeure et en demeurant, il nous permet, à chaque période de notre vie de retrouver l'essentiel.

Ainsi cette devise scoute nous amène à écouter attentivement le passage de l'évangile de ce matin qui nous dit : « tenez-vous prêts ». Oui, laissons-nous résonner cet appel : « tenez-vous prêts ». Où que nous en soyons dans notre vie, laissons cet appel nous recentrer sur l'essentiel !

2. Mais qu'est-ce que cela veut dire « être prêts », « se tenir prêts » ?

Pour creuser le sens de cet appel, écoutons l'évangile qui nous dit : « Tenez-vous prêts, la ceinture aux reins et les lampes allumées. »

Ici deux métaphores sont jointes à l'appel de se tenir prêt. Écoutons chacune de ces métaphores, l'une après l'autre.

3. La métaphore de la ceinture aux reins reprend un geste du quotidien de l'époque pour en faire une métaphore de la vie spirituelle.

La ceinture était détachée lorsqu'on était au repos et qu'on laissait flotter l'ample tunique ou le long manteau. Par contre se ceindre les reins, c'était le geste du voyageur ou du travailleur qui, pour pouvoir bouger, marcher, agir, retroussait son manteau ou sa tunique. Ainsi dans cette invitation à se ceindre les reins, il y a une exhortation à quitter un relâchement, et à trouver une tonicité permettant la mise en route.

Pour les premiers chrétiens bercés dans une culture juive, cette invitation à se ceindre les reins rappelaient naturellement la célébration de la sortie d'Egypte. En effet, dans le livre de l'Exode au chapitre 12, il est recommandé de célébrer la Pâque de nuit « la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. » et de la manger « à la hâte. » (Ex 12,8.11).

Même si aujourd'hui, lorsque nos frères et soeurs juifs célèbrent la Pâque, ils ne sont pas sous le coup d'une urgence particulière, ils remettent néanmoins en scène cette exhortation afin de se rappeler qu'il est bon d'être prêt à saisir la libération quand elle se donne. Qu'il est bon d'être tonique quand la porte s'ouvre et que l'aventure de l'exode est là.

L2018 2Ainsi se tenir prêt en ayant la ceinture aux reins n'est pas une exigence d'être toujours sur le qui vive, stressé et tendu. C'est plutôt une invitation à veiller à notre tonicité. C'est prendre le temps d'écouter notre vie et de faire le point en nous demandant : pour que je sois tonique, les reins ceints, disposé à prendre la route lorsque l'exode libérateur frappe à la porte, de quoi ai-je besoin aujourd'hui ?

De plus de repos et de détachement parce que je suis épuisé et préoccupé par tous mes engagements actuels ? ou ai-je besoin de plus d'activités, car je suis relâché et oisif sur mes lauriers ? Oui, pour que je sois tonique, pour que j'ai envie de dire « oui » lorsque l'exode libérateur frappe à la porte, de quoi ai-je besoin aujourd'hui ?

4. Pour faire résonner cet appel « tenez-vous prêts », l'évangile nous fournit une deuxième métaphore, celle des lampes. Pas des lampes creuses et inertes qui sont comme des coquilles vides. Mais des lampes allumées.

Se tenir prêt, c'est tenir ses lampes allumées... Et là, je me demande quelle prédication Friedrich Nietzsche aurait pu produire sur cette métaphore des lampes allumées ?

Friedrich Nietzsche qui dans son livre « Le Gai Savoir » décrit les églises comme des tombes et des sépulcres de Dieu. Car ces églises fonctionnent. Elles ont un beau mobilier, de belles lampes, de beaux rituels, des textes intéressants, mais des églises qui ont perdu, voir même elles ont étouffés l'étincelle, le sens frissonnant du sacré, le sens d'une rencontre éclairante avec Dieu.

Du coup, sans ce sens frissonnant, sans cette rencontre éclairante, le langage et le rituel se sont vidé, depuis l'intérieur, de leur substance. Il ne reste qu'une coquille vide. Cette critique de Nietzsche permet, je crois, d'entendre toute la profondeur de cette métaphore des lampes allumées. Ce que critique Nietzsche, c'est une église qui est devenue une lampe inerte.

Les églises deviennent des lampes inertes, des sépulcres, lorsque chaque fidèle qu'il soit paroissien de base, pasteur ou théologien abandonne le Dieu vivant, lorsque les églises se transforment en des musées où Dieu a pu autrefois être actif, façonnant des personnes et leur réalités sociales, mais où aujourd'hui Dieu gît comme mort, car il n'est plus une réalité transformatrice. Or l'enjeu n'est pas d'être une belle lampe inerte, mais d'être une lampe allumée !

5. Ainsi, ne pas abandonner le Dieu vivant, tenir nos lampes allumées, c'est vivre nos pratiques et nos engagements non comme des habitudes, mais comme des occasions d'être rencontré par Celui qui est notre étincelle : Dieu.

Tenir nos lampes allumées, c'est vivre la foi non comme un savoir sur la Bible et la religion chrétienne, ou comme une doctrine sur ce qu'est le péché ou la trinité, mais c'est vivre la foi comme ces serviteurs qui dans le passage que nous avons réentendu sont déclarés heureux parce qu'ils sont tournés vers une rencontre, celle du Maître qui revient des noces et qui frappe à la porte.

Tenir nos lampes allumées, c'est vivre la foi, non comme une possession, un savoir, une doctrine, mais comme le désir d'une rencontre.

Tenir nos lampes allumées, c'est vivre chaque journée de notre existence comme une occasion d'être rencontré par ce Maître qui lorsqu'il arrive ne nous vide pas de notre substance, tant Il nous terroriserait par son jugement tranchant et glacé, mais ce Maître qui, au contraire, lorsque nous sommes rencontrés par Lui, nous remplit de dignité et de vie en nous installant à table et en se mettant à nous servir.

Tenir nos lampes allumées, c'est se laisser rejoindre par ce Maître-là, un maître qui ne cesse de nous étonner tant il bouleverse nos représentations de ce qu'est l'amour, le service, l'autorité.

À son contact, nos lampes de coquille vide qu'elles étaient, se remplissent. Nos lampes, d'éteintes qu'elles étaient, s'allument !

L2018 36. C'est pourquoi à l'écoute de cette parabole évangélique, tout en faisant droit à la critique de Nietzsche, je dirai que l'enjeu pour chacun de nous, quel que soit notre âge, notre engagement, est d'être prêt à vivre une rencontre qui allume nos lampes.

Être prêts à ce que les rituels qui forment notre pratique religieuse soient des occasions, non de nous retirer dans une histoire passée, mais des occasions d'être rencontrés par une étincelle qui brûle les branches mortes de nos fidélités mal-ajustées.

Être prêts à vivre nos engagements sociaux, associatifs, politiques, citoyens avec le sens de la responsabilité et du service, certes, mais aussi avec le désir d'être rencontré par le Maître étonnant qui fait évoluer nos représentations mentales pour que ces dernières ne soient pas un carcan asphyxiant la flamme.

7. Oui, quel que soit notre engagement ou notre expérience, soyons toniques pour être rencontrés par Celui qui met de la lumière, de la joie, de la vie dans nos existences.

 

Amen

Luc-Olivier Bosset (7-4-2019 à Maurin); images EvdL (Leeuwarden, août 2018).

 

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