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jw ete2020La première mention d’une maladie dans la Bible a lieu en Genèse 48:1. C’est Jacob qui est touché. On ne sait de quoi il souffre, mais cela le conduit à une situation de faible, à une dégradation de sa santé qui va conduire à sa mort.

Il n’y a pas de révolte contre cette maladie, dans ce texte. Il n’y a pas non plus de soins prodigués. En apprenant la maladie de son père, Joseph prend avec lui ses deux fils et il se rend chez Jacob qui, en les voyant, rassemble ses forces et prononcera des bénédictions. Probablement Jacob est-il atteint par la vieillesse et, rassasié de jours, chacun considère que son affaiblissement est dans l’ordre des choses. Cela pourrait nous inciter à voir la maladie, ici prise dans un sens très générique, comme un rappel de notre fragilité et, surtout, de notre finitude. Ce n’est pas inutile de le rappeler quand la course à l’immortalité se fait de plus en plus pressante. Si la vulnérabilité dit quelque chose de juste de notre humanité, ayons aussi en tête la réaction de Joseph qui, en rassemblant les siens, permet à Jacob de rassembler ses forces. Ici, la réaction contre la maladie consiste à manifester l’unité de la famille, l’unité de la personne, l’unité de l’être. Il n’y a pas d’un côté un corps malade et, de l’autre, un esprit sain. Il y a une personne qui a besoin de soins, à commencer par des marques d’humanité.

La maladie souligne notre finitude ; il nous appartient de souligner l’humanité qui ne s’efface pas à mesure que la faiblesse s’installe.

James Woody
Crédit image: Gemäldegalerie Alte Meister, Kassel; créateur : Rembrandt van Rijn (La Bénédiction des fils du Joseph par Jacob) 


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